Réunion du collectif Vigilance OGM 79 du 10.04.08

Jeudi 10 avril 2008, le Collectif Vigilance OGM 79 s'est réuni à Parthenay. En tant que Association membre du collectif, CIMES y était représentée par sa présidente, Geneviève Paillaud

Cette réunion a eu pour but de faire le point sur les reculades de l'Assemblée Nationale qui a voté, à la majorité, un texte de loi sur les OGM, bien en retrait des décisions prises lors du Grenelle de l'Environnement. Ce texte va maintenant être présenté au Sénat qui est habituellement majoritairement plus sensible aux arguments des grands groupes semenciers, tel Mosanto, qu'à ceux des environnementalistes.

Etait également présent à cette réunion, Julien Veillat, agriculteur bio qui a vu son maïs contaminé par les OGM et qui a décidé de porter plainte. Le Collectif a souhaité apporter son soutien à Julien Veillat qui est entré en contact avec le cabinet d'avocats de Corinne Lepage. Les Associations composant le Collectif se porteront partie civile auprès du tribunal administratif si une procédure est engagée. CIMES prendrait part à cette action et certaines associations vont donner très rapidement leur réponse, après avoir réuni leur bureau ou conseil d'administration. Le Conseil Régional apporterait, lui aussi, son soutien.

Le Collectif a également décidé de tenir une réunion publique début juin, au Petit Théatre de Saint Florent dont le thème serait : LA BIODIVERSITE EN DANGER DE MORT. 2 intervenants sont prévus : un sur les OGM, un pour Kokopelli (qui lutte pour la biodiversité des semences : http://www.kokopelli.asso.fr/ ). CIMES sera partie prenante de cette réunion publique et nous en confirmerons la date, le lieu, l'heure et le programme dès que tout sera finalisé.

Enfin, le Collectif Vigilance OGM 79 a envoyé un communiqué de presse dont vous trouverez le texte ci-dessous et qui a été repris intégralement dans la presse locale :

Communiqué du Collectif OGM 79 : La loi votée par l'Assemblée Nationale démontre que les promesses du Grenelle de l'Environnement n'étaient qu'une opération de communication. Le grave problème de la dissémination reste entier.La contamination il y a un mois d'une parcelle de maïs bio à Villiers-en-Plaine prouve s'il en était besoin l'impossibilité d'une coexistence des deux filières agricoles.Par ailleurs cette loi n'impose aucun étiquetage des produits alimentaires issus d'animaux nourris aux OGM, comme l'exige l'immense majorité des consommateurs. Les agriculteurs eux-mêmes ne souhaitent pas cultiver d'OGM pour plus de 60 % d'entre eux toutes sensibilités confondues (enquête de la coopérative Terréna). Le collectif Vigilance OGM 79 prend acte qu'aucun des quatre députés des Deux-Sèvres n'a voté la loi.

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